• Zadig au théatre

    ART SCÉNIQUE : THÉÂTRE A PORT-LOUIS (MAURICE)
    Zadig des Mascareignes
    Article paru dans Week-end scope

    La destinée de Zadig se poursuit au théâtre. Ce conte
    voltairien a été adapté et présenté sur les planches
    portlouisiennes par des élèves du Lycée des Mascareignes.
    Deux représentations ont été données la semaine dernière.
    Aboutissement d'une année de travail de quelque 70 lycéens
    qui, sur scène ou dans l'ombre, ont participé à ce projet
    culturel et artistique. La pièce est portée par toute une
    cour d'acteurs et de figurants : coachés par Mayliss
    Testamarck, comédienne professionnelle qui a notamment
    apporté son soutien à la mise en scène.

    Dictature. Les tribulations scéniques de Zadig mènent
    jusqu'au Babylone antique, et en rapporte l'universalité
    de l'œuvre philosophique : goût du pouvoir, recherche du
    bonheur et jalousie. Le caractère intemporel du conte
    voltairien est accentué dans la présente adaptation. Marek
    Ahnee explique avoir ajouté un passage au déroulement
    originel : une scène de dictature qui confère une vision
    moderne à la pièce. Le fourbe Arimaz profitant de la
    faiblesse de l'incapable roi Moabdar pour prendre le
    pouvoir.

    Inaction. Cet aspect de la pièce, poursuit notre
    interlocuteur, soulignant que l'inaction des gens de bien,
    que représente le personnage de Zadig, entraîne toujours
    la victoire du mal. L'initiative des étudiants du lycée
    est, dans cette optique, une démarche plus
    qu'intéressante. D'autant plus, qu'aucune version
    théâtrale du conte n'était disponible avant l'adaptation
    réalisée par Marek Ahnee. Ce dernier a aussi travaillé à
    créer une interaction entre les personnages en leur
    impartissant paroles et répliques.

    Observations. Les moments clefs du conte ont été bien
    exploités et amènent à une bonne compréhension de
    l'histoire. Observation de Jean-François Achille,
    responsable de l'option théâtre au Lycée Labourdonnais, à
    Curepipe. L'enseignant ajoute que cette initiative est à
    suivre pour le développement du théâtre. Rejoint dans son
    propos par Henri Favory. L'homme de théâtre applaudit
    cette entreprise estudiantine révélant la créativité, et
    souhaite que cela se répande en donnant envie de faire du
    théâtre ou le courage de mieux faire. Et conclut, "c'est
    en forgeant qu'on devient forgeron !"

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