• Biographies

    JEAN ou JEHAN FROISSART

    Valenciennes vers 1337 - Chimay, après 1404

     


    Chroniqueur français. Il séjourna en Angleterre au service de Philippa de Hainaut de 1361 à 1369. A la mort de l'épouse de Edouard III, il revint à Valenciennes, fut ordonné prêtre et obtint une cure à Mons. Il sera ensuite chapelain de Beaumont et chanoine de Chimay.

    Il écrivit entre 1370 et 1400 ses Croniques de France, d'Engleterre et païs voisins qui demeurent une des sources de connaissance les plus riches et les plus variées de la période qui va de 1325 à 1400.

    Les quatre livres de l'œuvre traitent principalement de la guerre de Cent ans. On y trouve entre autres la relation de la campagne d'Edouard III contre les Ecossais (1327), les batailles de Crécy (1346), de Poitiers (1356), le sac de Limoges (1369), l'histoire d'Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris (1358), la révolte de Wat Tyler en Angleterre (1382), l'histoire des "écorcheurs" ou la vie à la cour d'Orthez.

    Ses nombreux voyages en Angleterre, Ecosse, France, Italie ou aux Pays Bas, ainsi que ses multiples relations lui fourniront une importante documentation, fruit de véritables enquêtes auprès de témoins ou d'acteurs des faits relatés.

    Chroniqueur contraint de plaire aux "grands" qu'il servait, il épousera souvent leurs causes et restera insensible aux misères du peuple.

    La page d'ouverture du Livre IV des Chroniques précise la manière dont Froissart concevait son œuvre :" A la requête, contemplation et plaisance de très haut et noble prince, mon très cher seigneur et maître Guy de Châtillon, comte de Blois, sire d'Avesnes, de Chimay, de Beaumont, de Sconnehove et de la Gode ; je, Jean Froissart, presbitérien et chapelain à mon très cher seigneur dessus nommé, et pour le temps de lors trésorier et chanoine de Chimay et de Lille en Flandre, me suis de nouvel réveillé et entré dedans ma forge pour ouvrer et forger en la haute et noble matière de laquelle du temps passé je me suis ensoigné [instruit], laquelle traite et propose les faits et les avenues des guerres de France et d'Angleterre et de tous leurs conjoints et leurs adhérens, si comme il appert clairement et pleinement par les traités qui sont clos jusques au jour de la présente date de mon reveil.

    Or considérez entre vous qui le lisez, ou le lirez, ou avez lu, ou orrez [entendrez] lire, comment je puis avoir sçu ni rassemblé tant de faits desquels je traite et propose en tant de parties. Et pour vous informer de la vérité, je commençai jeune, dès l'âge de vingt ans ; et si suis venu au monde avec les faits et les avenues ; et si y ai toujours pris grand'plaisance plus que à autre chose ; et si m'a Dieu donné tant de grâces que je ai été bien de toutes les parties, et des hostels des rois, et par espécial [en particulier] de l'hostel du roi Édouard d'Angleterre et de la noble roine sa femme madame Philippe de Haynaut, roine d'Angleterre, dame d'Irlande et d'Aquitaine, à laquelle en ma jeunesse je fus clerc ; et la servois de beaux dittiés [poèmes] et traités amoureux : et, pour l'amour du service de la noble et vaillant dame à qui j'étois, tous autres seigneurs, rois, ducs, comtes, barons et chevaliers, de quelque nation qu'ils fussent, me aimoient, oyoient et voyoient volontiers et me faisoient grand profit. Ainsi, au titre de la bonne dame et à ses coûtages [dépenses] et aux coûtages des hauts seigneurs, en mon temps, je cherchai la plus grand'partie de la chrétienté, voire qui à chercher fait ; et partout où je venois, je faisois enquête aux anciens chevaliers et écuyers qui avoient été en faits d'armes, et qui proprement en savoient parler, et aussi à aucuns hérauts de crédence [confiance] pour vérifier et justifier toutes matières. Ainsi ai-je rassemblé la haute et noble histoire et matière, et le gentil comte de Blois dessus nommé y a rendu grand'peine ; et tant comme je vivrai, par la grâce de Dieu, je la continuerai ; car comme plus y suis et plus y laboure [travaille], et plus me plaît ; car ainsi comme le gentil chevalier et écuyer qui aime les armes, et en persévérant et continuant il s'y nourrit parfait, ainsi, en labourant et ouvrant sur cette matière je m'habilite et délite [je fais ce qui me convient et y prends plaisir]."

    Il semble que Jean Froissart ait passé plusieurs années de la fin de sa vie à Cantimpré, auprès de son ami Jehan le Tartier, prieur de l'abbaye.

    Jehan le Tartier composa, soit par imitation, soit en collaboration avec le chroniqueur Valenciennois, une généalogie de plusieurs rois de France, de leurs descendants et des études historiques qui semblent constituer une sorte d'introduction aux chroniques de Froissart.

    Romancier, avec deux romans de plus de quatre mille vers chacun : le Joli buisson de Jonece et L'Espinette amoureuse, poème prétendu être une autobiographie qui raconte les chastes amours de ses douze ans. Il y dresse une liste des jeux de son temps qui inspira Rabelais lorsqu'il évoqua un siècle et demi plus tard les amusements de Gargantua enfant.

    Il fut un poète délicat comme en témoignent ces quelques lignes :


    On doit aimer et priser
    Joyeuse mélancolie
    Qui tient la pensée lie
    Et le temps fait oublier
    Sans souci et sans envie :
    On doit aimer et priser
    Joyeuse mélancolie.

    Et moult souvent souhaiter
    Qu'on soit avec son amie
    Pour maintenir gaie vie
    On doit aimer et priser
    Joyeuse mélancolie.

    * À lire également, un extrait de l'Espinette amoureuse et quelques poèmes dans la rubrique Textes en Ligne

    Meliador, commandité par Wenceslas de Brabant, est un autre roman de 30.000 vers qui conte la quête du chevalier Meliador, fils du duc de Cornouailles, épris de la fille du roi d'Ecosse, la princesse Hermondine qu'il épousera. Le roman qui se rattachera au cycle arthurien sera d'abord publié en 1365, puis à nouveau en 1380 dans une version enrichie.

    Jean Froissart fut également comme il l'indique dans la page d'ouverture des Chroniques, l'auteur d'une série de ditiés dont l'Orloge amoureuse, Paradis d'amour, le Débat du cheval et du lévrier, le Ditié du Florin.

    voir Jean Froissart dans la rubrique Bibliographie


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    valenciennes


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    Estinnes médiévale
    blog consacré à la Journée Froissart/fête Médiévale organisée chaque année à Estinnes depuis 2004 par le Cercle d'Histoire et d'Archéologie d'Estinnes, en partenariat avec l'Administration Communale

    dernière mise à jour

    mercredi 15 octobre 2008

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    25-06-2007 Jehan Froissart
    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... avertissement
    Ces quelques notes relatives à Jehan Froissart et plus précisément à l'exercice de son ministère et à son séjour à Lestines-au-Mont n'ont aucune prétention scientifique et ne se présentent nullement comme un travail de composition originale.Tout au plus avons-nous tenté de rassembler et de sélectionner en un panorama harmonieux les écrits de scientifiques et d'érudits qui, au travers d'une étude fouillée de l'oeuvre et de la vie du célèbre chroniqueur, ont ici et là fait quelque allusion au séjour de Froissart à Estinnes-au-Mont.Et si l'on devait accorder un quelconque mérite à ce modeste travail, celui d'avoir présenté aux Hennuyers que nous sommes un aspect peu connu du "Curé Froissart" nous comblerait tout à fait.Le Cercle d'Histoire et d'Archéologie d'Estinnes

    25-06-2007, 22:57:13 dame amalthea

    Jehan Froissart
    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... la langue de Froissart
    Froissart, que la plupart des manuels de littérature tendent à considérer comme l'un des écrivains les plus significatifs du XIVè siècle, est hennuyer. Littérateur complet, il écit des poésies lyriques, du roman en vers et de l'histoire en prose.Froissart écrit dans la langue qui précède immédiatement le moyen français; déjà le français n'est plus ce qu'il était à l'époque de la Chanson de Roland, il s'affranchit de certaines habitudes et de certaines règles; il tend à devenir ce qui sera la langue de Jean Lemaire de Belges, annonciatrice elle-même de celle de Ronsard. Or, en l'absence de toute centralisation politique qui puisse instaurer un contrôle du bon usage, cette langue est puissamment influencée par les traditions du pays natal.Le vieux français de Froissart sera donc riche "d'irrégularités wallonnes". Et l'on se prend à rêver que nos wallons du Borinage ou de l'Entre-Sambre-et-Meuse pourraient retrouver la source de leur patois tandis que les autres lecteurs y prendraient contact avec des mots disparus ou désuets qui conservent encore "la spontanéité de la jeunesse".Il n'est pas indifférent qu'au XIVè siècle, le beurre s'appelait "bure" et, inversément, la mûre, "meure".Rétrospectivement, nos patoisants auraient raison. Toujours, c'est "toudis"; retourner, "raler"; vite, "rade"... Quelqu'un qui tombe ? "Il chiet"... Ces exemples peuvent être multipliés.Jehan Froissart donne à nos Hennuyers la joie savoureuse de reconnaître dans une écriture glorieuse les brusqueries et les manies des gens du peuple.(d'après Pierre Bourgeois in "Froissart", extraits.Collection nouvelle des Classsiques, édit. Labor, Bruxelles)negotiations_froissart.FR 2646.fol.141

    25-06-2007, 22:56:18 dame amalthea

    Jehan Froissart
    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... biographie de Jehan Froissart
    portrait_froissart

    Jehan FROISSART, Curé de Lestines-au-Mont

    par Jean-Yves Desnos

    Gradué en histoire, Echevin de la Culture à Estinnes

     

    Froissart nous apprend qu'il naquit à Valenciennes vers la fin de l'année 1333 : "Sachés, dit-il, que sus l'an de grâce MCCCLXXXX, j'avais labouré XXXVII ans à celle histoire, et à ce jour je avois LVII ans..."En fait, il apparaît clairement que Froissart qui nous a si bien renseignés sur tant de personnages illustres ne nous a pas laissé de quoi fixer de manière irréfutable la date de sa propre naissance.Sur sa jeunesse, ce sont assurément ses poèmes qui nous sont les plus précieux.Son éducation fut celle d'un fils de bourgeois valenciennois. Des spécialistes n'ont-ils pas dénombré un total de 52 manières différentes dont Froissart s'amusait avec les enfants de son âge ? La seule description de ces jeux familiers mériterait à coup sûr une étude !Qui aime les jeux de l'enfance aime dans l'adolescence les arts qui continuent les jeux : la danse, les chansons, les poèmes.Froissart se promettait de vivre en amateur du spectacle de l'univers : son premier protecteur, Jean de Beaumont, modèle de l'idéal chevaleresque, était en relation avec le chanoine de Liège, Jean le Bel, qui inventa l'interview historique.Ce hasard orienta peut-être la vocation du jeune Valenciennois : à côté de la poésie courtoise et de l'inspiration légendaire, une place non négligeable serait faite à la chronique, au jour le jour, du temps présent.Aussi, quand Froissart arrive en 1361 à la cour de la reine présenter un essai historique de son savoir-faire et un de ses premiers poèmes.Edouard III et son épouse l'honorent de leur faveur : le voici clerc ou secrétaire de Philippa en cette qualité; s'il composa des ballades et des poèmes allégoriques, il accompagna aussi la reine dans ses déplacements, participa à des missions à l'étranger, notamment en Italie où il rencontra Pétrarque, assista à des fêtes princières et fréquenta bon nombre de personnages éminents.Il accumule les découvertes, les spectacles, l'expérience. nous le croyons heureux. Aussi pleure-t-il amèrement la mort de sa bienfaitrice en 1369.Cette disparition eut pu être une débâcle. Il n'en fut rien. Néanmoins il advint que Froissart envisagea de sacrifier les lettres au commerce (un de ses poèmes y fait allusion) mais il expérimenta vite que science vaut mieux qu'argent, et retrouva non seulement de nouveaux protecteurs, mais aussi un second métier.En 1373, il est curé d'Estinnes-au-Mont, à quelques kilomètres de Binche, et doté d'une pension de la cour de Brabant.L'esprit tranquille dans son presbytère, Froissart poursuit sa mission d'écrire et dans une contrée sensible à la bonne chaire, au bon vin et aux plaisirs poétiques, il n'est pas étonnant qu'à côté de sa tâche sacerdotale, il ajouta l'enchantement de rimer dan un pays qui chaque année couronnait un roi des ménestrels.Et c'est ainsi que depuis plus de six cents ans. les noms de Binche, de Roeulx, de Bois-d'Haine, de La Louvière, de Bonne-Espérance et de Givry existent parmi les mots qu'a retenus la poésie française.La mort de Wenceslas de Brabant amène un nouveau tournant dans la carrière de Froissart. Mais ce tournant n'est pas un bouleversement : il le fait passer du Centre à l'Entre-Sambre-et-Meuse sa voisine.Dès 1384, chapelain attitré de Gui de Bois, Froissart va de Beaumont à Chimay, ce qui ne l'empêche pas de risquer, jusqu'en 1394, de grands voyages.Hélas ! Le monde change. Lorsqu'il se rend à Paris en 1392, il est offusqué par le pouvoir des Marmousets, gens de petite naissance et de grandes finances, qui ne connaissent pas les lettres.L'année suivante, lorsqu'il va offrir à Richard II le fruit de trente-quatre années de labeur poétique, il est aussi profondément déçu par l'évolution de l'Angleterre.Bref, peut-on être et avoir été? n'est-il pas préférable pour la postérité que, dans sa petite solitude paisible à l'ombre de la collégiale Sinte-Monégonde de Chimay, il ait continué la relation des évènement de son temps, en remaniant attentivement ses narrations premières ? Ainsi naîtront les troisième et quatrième rédactions de ses Chroniques.C'est 1404 que l'on perd la trace de Jehan Froissart du côté de Chimay. On n'a jamais retrouvé son corps ...Au terme de cette biographie, on remarquera par ailleurs que nous n'avons même pas esquissé le portrait de Froissart.Nous ne disposons en fait pour réparer ce manquement que d'un hors texte du tome premier de l'édition Kervyn reproduisant un tableau qui figure dans la Galerie de la bibliothèque d'Arras.Jehan Froissart y est représenté jusqu'à mi-corps; les traits sont pris de profil; la calotte dissimule la chevelure; le vêtement, légèrement ouvert au cou, apparaît sous la robe de chanoine; le bras gauche est à peine dessiné. Le visage exprime une bonhommie sympathique, souriante, dénuée de toute sévérité; les joues sont plutôt replètes qu'amaigries; tout respire la santé solide et le contetement de vivre..1858_froissart



    25-06-2007, 22:54:14 dame amalthea




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    JOURNEE FROISSART/FETE MEDIEVALE

    EDITION 2008 : samedi 27 septembre de 11h à 18h

    Jehan Froissart 1333-1404

    Jehan Froissart fut curé de Leptine haute (Estinnes-au-Mont) de 1373 à 1383







    Article Wikipédia

    On sait très peu de choses de la vie de Froissart et le peu qui est connu vient principalement de ses propres chroniques et de ses poésies. Froissart est né à Valenciennes, dans ce qui était alors le comté de Hainaut. Ses écrits nous indiquent que son père était vraisemblablement un peintre en armoiries. Froissart commence à travailler en tant que négociant mais abandonne bientôt pour se destiner à la prêtrise.

    Vers l'âge de 24 ans, il devient poète et ses activités le désignent comme historien officiel à la cour de Philippa de Hainaut, l'épouse d'Edouard III d'Angleterre.

    Les mémoires de son temps au service de Philippa, entre 1361 et 1369, seront regroupées avec les récits d'autres événements dont il avait été témoin, dans le premier livre de ses Chroniques.

    Il voyage en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles, en France, en Flandre et en Espagne, recueillant la matière première de sa chronique. Il assiste également à Milan au mariage de Lionel d'Anvers, le fils de Philippa, avec la fille de Galeazzo Visconti. À ce mariage étaient aussi présents deux autres auteurs qui marquèrent cette époque, Chaucer et Pétrarque.

    Après la publication de ce premier livre, et après la mort de Philippa, il bénéficie de la protection de Jeanne de Brabant, parmi divers autres. Il reçoit en récompense le bénéfice ecclésiastique d'Estinnes, un village près de Binche et devient ensuite chanoine de Chimay, ce qui le libère des soucis financiers.

    Il revient en Angleterre en 1395 mais semble déçu par des changements qu'il considère comme la fin de la chevalerie. La date et les circonstances de sa mort sont inconnues, il semblerait avoir fini ses jours à Sainte-Monegunda de Chimay.


    JEHAN FROISSART

    Né à Valenciennes vers 1337, Jehan Froissard ne connut une vie publique qu’en 1361: on le trouve alors en Angleterre, où «dame Philippine de Hénault, épouse du roy Edouard III», le fait accueillir par la haute société anglaise. Il y côtoie le beau monde du temps, visite villes et châteaux et recueille force matériaux pour sa future «Chronique». Mais un impérieux besoin le presse de visiter pays et peuples: il part pour l’Italie, où en 1369 il apprend la mort de la reine, sa protectrice.
    Dès lors ce globe-trotter cherche un autre mécène qui l’établira. C’est Wenceslas de Luxembourg, duc de Brabant, qui lui donne la cure de Lestinnes-au-Mont en 1373. Il est aussi le protégé de Robert de Namur et, en 1377, il compose pour ses bienfaiteurs, le premier livre de ses «Chroniques».
    Après la mort de Wenceslas, en 1383, Froissard trouve un autre «patron» en la personne du Comte de Blois, qui le nomme chanoine du Chapitre de Chimay. Avec ce nouveau protecteur il part pour le Béarn : au cours de ce long voyage vers le sud, ce premier reporter des temps modernes interroge toutes sortes de témoins et accumule nombre d’éléments qui peupleront son œuvre. Dès 1389 cependant, il rejoint Valenciennes pour y achever le deuxième livre des «Chroniques» et rédiger le troisième.
    Après un bref séjour en Angleterre en 1394, il revient au pays natal : dans la paix de ses souvenirs et de son âge, il termine son quatrième livre.
    Froissard a voulu nous conter l’histoire des «grandes guerres de France et d’Angleterre et des royaumes voisins». C’est une vaste fresque de cette folle époque de la Guerre de Cent Ans, au cours de laquelle la fière chevalerie du 14e siècle a rempli le monde de ses exploits et l’a meurtri de ses pillages.
    En quelle année mourut Froissard ? On avance la date de 1410 et divers documents attestent qu’il aurait été «ensépulturé» en la Collégiale de Chimay.
    Dans ce Chimay où son souvenir reste vivace, on lui a érigé une statue en 1848 ; en 1945 on y a fondé «l’Académie Jehan Froissard».

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    Attention!

    Pour tout renseignement concernant la PHILATÉLIE, il vous sera toujours répondu si vous vous adressez à PHILAGODU,
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    Pour toute question portant sur les thèmes culturels abordés dans ce site, nous vous invitons à contacter les organismes directement concernés.
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