• 03 décembre 2009

    Du cercle cherchons le sens. Le premier exemple donné, un cercle dans un marécage, montre les vestiges de ce que l’on appelle une “motte“, une butte de terre élevée de mains d’homme, ici en un lieu marécageux favorisant la défense, défense renforcée par une élévation complétée ou non de palissades et d’un fossé résultant de la terre prise du fossé et rejetée vers l’intérieur. La technique pourrait être utilisée pour et par quelques individus. Souvenez-vous de vos classiques : attaqués par les Indiens les soldats disposent charriots et matériaux en cercle pour affronter l’ennemi tout en se protégeant.

    L’exemple que nous donnons est situé dans le département des Ardennes, commune de Thin-le-Moûtier.

    motte de Thin-le-Moûtier

    aperçu de cette modeste fortification du Xe s. Photographie JP Boureux

    Si l’historien par chance trouve un texte contemporain de la construction, c’est pain béni ; sans quoi il lui faudra procéder par recoupement et raisonnement, à partir d’une typologie des sites d’une région, et proposer une hypothèse fiable. Pour cet endroit nous avons un texte rédigé peu avant 971 qui raconte que les moines du monastère de Thin se plaignent des ennuis que la garnison du château (castrum et castellum) de Thin leur cause. L’endroit est nommé Chantereine, terme qui désigne le chant de la grenouille, amphibien lié à la présence de l’eau. La présence défensive du marécage présente l’inconvénient de ne pas laisser de place à d’autres équipements et bâtiments. Restent sur le tertre, d’un diamètre de 50 m. à la base et d’une hauteur de 4 m., quelques vestiges de murs.

    marais de Thin devenu ensemble d'étangs

    J’ai photographié environ 1000 ans (1971) après la réalisation de cet ouvrage. De nos jours le marais est en partie asséché et draîné, des étangs ont été créés. Ces sites de petite taille et faible élévation sont fortement menacés et il faut aimer son patrimoine avec passion pour les préserver. Google Earth qui les laisse voir peut ainsi contribuer malgré lui à leur conservation.

    Revenons à Montaigu. Cette fois nous ne sommes plus dans un bas-fond marécageux mais sur une éminence détachée de la cuesta d’Ile-de-France, l’une des nombreuses buttes de la région au sud de Laon. A cet endroit que l’on discerne bien sur l’extrait de carte IGN 1/25000e ci-dessous, aidé par le relief, un seigneur a bâti sa demeure, naturellement protégée et dominante, tout en aménageant pour renforcer ce site naturel : il y détache et/ou construit une motte castrale.

    cartographie IGN de la butte et village de Montaigu

    butte et motte castrale de Montaigu

    Photographie Michel Boureux 1976

    Pour faire apparaître la structure par le dessin j’ai repris ci-dessous la technique employée par les dessinateurs topographes du XIXes. = une série de courbes est remplie de hachures dont l’espacement est égal au quart de la distance séparant deux courbes successives. Cela procure un rendu très expressif mais moins scientifique que les techniques actuelles développées par ordinateur.

    motte castrale de Montaigu en hachures

    En ce lieu l’origine de la fortification remonte à 948 et plusieurs textes d’auteurs connus des historiens (Flodoard, Richer,Suger, et plus tard de Monstrelet) racontent les péripéties relatives aux sièges de la butte par le roi Louis IV, ses successeurs et les grands du royaume au long des Xe, XIe et XIIe s. Au reste les siècles suivants verront encore des épisodes de siège en ce lieu très stratégique où la famille seigneuriale des Roucy-Pierrepont est inféodée. Toutefois, rappelons-le, le but de ce blog n’est pas d’entrer dans le détail des faits mais d’inciter à observer et comprendre, en évitant cependant si possible l’erreur par excès de simplification.

    Nous restons dans la thématique du cercle perçu comme moyen de ligne défensive, dans le cadre d’une origine artificielle voulue par un puissant, un groupe d’hommes restreint, ayant emprise sur le territoire. La butte de Montaigu est haute d’une cinquantaine de mètres et la motte dégagée d’environ six mètres. Sa largeur à la base oscille entre 90 et 65 m. et le sommet a un diamètre voisin de 27 m. Quelques vestiges de murs subsistent.

    Autre cas encore, l’emploi de l’eau par le moyen de fossés, en zone basse et à l’aide d’une motte ou enceinte peu élevée. On appelle enceinte une fortification elliptique établie à partir d’un talus qui délimite une zone centrale de faible élévation protégée par ce talus et le large fossé. Parfois seule la fouille permet de trancher clairement entre motte et enceinte.

    Ainsi, à Manre, Ardennes, canton de Montois apparaît clairement ce qui est probablement une enceinte. Un fossé large de 7 à 16 m., renforcé par un cours d’eau extérieur alimentant un moulin, protège un espace circulaire d’environ 70 m. de diamètre à la base, entouré d’un talus de 5 m. de haut. Comme vous pouvez voir en-dessous ce cas de figure est d’une grande lisibilité et il est pour l’instant fort heureusement préservé.

    enceinte de Manre en 1976

    photographie JP Boureux 1976

    Manre en 2009

    La végétation arborée a envahi le terrain et les fossés ne sont plus visibles de haut, comme on s’en rend compte à partir de cette image enregistrée sur Google Earth. On devine assez bien une seconde ellipse incluant l’église et des maisons et qui est probablement la basse-cour initiale.

    Nous n’avons pas de renseignements écrits anciens (= preuve absolue et nécessaire pour l’historien) sur l’histoire de cette fortification qui n’est documentée qu’à partir de 1273. Antérieurement sont cependant signalés des seigneurs du lieu. En 1273 les habitants sont affranchis et doivent payer une redevance “pour la fermeture de la ville de Menre”. Il est probable pourtant que la fortification existait antérieurement mais que son état défensif avait dû faiblir ou que, peut-être, sont alors édifiés des murs plus forts autour des deux enceintes. Toujours est-il que durant les combats de la Guerre de Cent-Ans la place est prise ou occupée par les divers protagonistes et que les actes du XVIIe s. mentionnent toujours le château, sa basse-cour et les fossés de l’ensemble. Vous percevez ici combien est délicate parfois la datation des structures pour l’historien et que la topographie résultant de l’analyse après observation a autant d’importance que les textes.

    Vous vous remémorez Vailly-sur-Aisne et son tracé de remparts évoqué dans la première note du thème du cercle d’Histoire. Je place une autre photographie prise par Michel Boureux qui excellait dans l’art de détecter mais aussi d’enregistrer différentes images sous divers angles. Il s’est attaché ici à obtenir un cliché zénital, qui est confirmé du reste avec l’extrait Google Earth qui suit en second, de manière à obtenir une lecture immédiate du plan (inconvénient : relief écrasé, on ne peut pas tout avoir en même temps…).

    Vailly-sur-Aisne : anciens remparts

    et ci-dessous image Google Earth

    Vailly-sur-Aisne

    Interprétation : il s’agit ici non plus d’une enceinte érigée par une personne ou un groupe limité mais par une collectivité. Son diamètre moyen est de 400 m. Cette dimension entre 350 et 500 m de diamètre, fossés compris correspond à celle des enceintes de la plupart de nos villes et bourgs qui ont connu une évolution historique semblable. Les créations nouvelles, par exemple des bastides du sud-ouest français, ont une forme et taille semblables. Très souvent ces noyaux étaient des villes véritables au moyen-âge et ils sont devenus des bourgs qui correspondent bien souvent à nos chefs-lieux de canton.

    Le lieu peuplé existe de long temps puisqu’on a confirmation d’un habitat gallo-romain suffisamment étoffé pour comprendre des villas à mosaïque et peut-être un édifice public, l’ensemble alimenté par un ou plusieurs aqueducs dont il subsiste des vestiges. Il est probable que la fortification ne date pas de cette période. La période mérovingienne est mal connue topographiquement mais un cimetière était installé au hameau perché de Saint-Précord, ainsi que probablement une église. Tout porte à croire que l’agglomération du bas existait toujours, dessinée à partir du substat antérieur antique. Au Xes l’archevêque de Reims Flodoard estime qu’il conviendrait de qualifier ce lieu de ville et au XIVes. les Dominicains y fondent un couvent, ce qu’ils n’engagent que dans des villes et ce qui est un peu étonnant ici du reste. Toujours est-il que parmi les péripéties d’existence de la bourgade figure un récit par le chroniqueur Jehan Froissart de la prise par échellement de “la bonne ville de Vailly” en 1359 (le terme même de ‘bonne ville’ désigne une ville forte). De même, lors de l’échange de Vailly contre Mouzon par le roi  avec l’archevêque de Reims en 1379, ces remparts sont mentionnés. En juillet 1429, Charles VII, Jeanne d’Arc et une partie de l’armée dorment à Vailly. Ces renseignements et d’autres m’avaient permis de figurer ainsi la localisation de quelques bâtiments du centre ville dans une brochure de 1979 :

    restitution du plan de Vailly au M.A.

    Nous limitons là cette note bien longue sur le sens du cercle dans le paysage vu de haut, conscient du fait que ces exemples trop courts ne sauraient constituer une base solide de réflexion mais seulement une prise de conscience de cette thématique riche de développements potentiels. Or une prise de conscience est nécessaire dans la préservation nécessaire de ces sites et malheureusement nous avons des exemples de destruction volontaire scandaleux et injustifiés, sinon par la volonté d’augmenter son bien matériel immédiatement et sans considération aucune de la valeur d’un patrimoine à transmettre.

    A ma connaissance n’existe qu’une tentative de reconstitution de motte en France, sous un aspect de maquette développée, pour un parcours ludique à Saint-Sylvain d’Anjou. N’importe quel moteur de recherche vous y enverra.

    Un développement conséquent et fort sérieux existe sur la motte castrale sur l’encyclopédie collaborative Wikipedia. Si vous avez le courage de lire les critiques d’auteurs vous constaterez que la recherche historique est désormais riche sur ce thème. A Caen, le doyen Michel de Boüard fut l’initiateur de l’archéologie médiévale en France dans les années 60, puis à Reims, dans sa lignée, M. le Pr. Michel Bur, de l’Institut, nous a engagés dans cette aventure alors nouvelle et certains des éléments évoqués ci-dessus ont fait partie de nos programmes de recherches dès la fin des années 60. Vous pourrez compléter vos données sur le web assez aisément là-dessus. Des étudiants rémois dont quelques-uns sont devenus spécialistes de ce type de recherches, à l’université de Reims ou de Nancy, ou dans des équipes CNRS poursuivent encore d’autres recherches dans le même esprit. De nombreuses publications, pas toujours facilement accessibles au grand public, témoignent de ces travaux. Seule l’optique voulue de ce blogue limite mon propos à des généralités forcément simplificatrices voire simplistes… Y dominent j’espère, outre ma volonté d’aider à découvrir, celle de porter un regard comme affectueux sur l’environnement naturel et sur des aspects qui me paraissent essentiels lors de mes balades impromptues : car c’est bien ainsi que naissent ces notes, c’est-à-dire avant tout selon l’inspiration du moment.

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    Les Chroniques de Froissart

    N° 31 - Décembre/Février 2010 - 9.50 €

    ISSN : 0758413X

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  • En ce temps-là dans le Boulonnais

    Le tournoi de Saint-Inglevert, célèbre dans toute l'Europe féodale

    mercredi 20.01.2010, 14:00

    Rien n'était plus à la mode que les tournois au Moyen Age. Rien n'était plus à la mode que les tournois au Moyen Age.

    Rien n'était plus à la mode au Moyen Age que les tournois. Ils étaient le rendez-vous de ce que la chevalerie avait de plus brillant.

    Véhicule de l'honneur, auréole de la gloire, ils servaient à entretenir l'esprit militaire. Les chevaliers français y acquirent une très grande réputation et leur célébrité était telle qu'on disait que "si le diable venait de l'Enfer pour proposer un défi, il se proposerait un Français pour le combattre".
    A l'époque où les Anglais étaient maîtres de Calais et du territoire appelé ensuite "le pays reconquis", le village de Saint-Inglevert appartenait à la France et formait la frontière des deux royaumes. Il y avait dans ce village « une plaine belle, ample, unie, verte et herbue », d'après Froissart. Et c'est sans doute cette double particularité qui fit donner à Saint-Inglevert la préférence pour les tournois. Ce sont les seuls d'ailleurs qui ont retenu l'attention des historiens contemporains. Celui qui laissa la plus grande impression se déroula en 1389 quand le roi de France, Charles VI, autorisa le maréchal de France Jean de Boucicault et deux chambellans à profiter de la trêve conclue à Leulinghen pour y tenir un tournoi. Il y mit pour condition qu'il serait précédé d'un cartel de défi.
    Boucicault fit confectionner aussitôt une bannière sur laquelle il fit peindre l'écu de ses armes avec pour devise "ce que vous voudrez", la fit porter en Angleterre, en Flandre, en Espagne, en Italie, en Allemagne et y fit publier « qu'accompagné de deux chevaliers, l'un messire Regnault de Roye, l'autre messire de Sempy, il tiendrait la place, l'espace de trente jours, depuis le 30 mars 1390 jusqu'au 20 avril suivant, entre Calais et Boulogne , au lieu-dit Saint-Inglevert, attendant tous venants, prêts à délivrer la joute à tous chevaliers et écuyers, qui les en requerraient, sans faillir un jour excepté les vendredis ». Cette publication fut affichée plus de trois mois avant le jour fixé pour le début du tournoi.
    Le jour venu, la plaine de Saint-Inglevert présentait un spectacle curieux : on y voyait dix-huit tentes fort belles parmi lesquelles on remarquait celles des juges du camp placées au milieu de la lice sur un tertre élevé, celui qui était destiné aux chevaliers étrangers et, surtout, les trois tentes qui appartenaient aux champions français. En avant des tentes de ces trois champions, on avait placé un grand orme qu'on avait transporté en ce lieu depuis Leulinghen où on l'avait déraciné. Trois branches de cet arbre fixaient particulièrement l'attention : sur chacune d'elles ont avait dressé dix lances, cinq de paix et cinq de guerre, et l'on avait suspendu les deux écus de chaque tenant. Au dessus, on avait suspendu les armoiries de la devise de chacun d'eux pour marque distinctive. Un cor était attaché à l'arbre ; le chevalier qui se présentait pour combattre devait sonner de ce cor. Et comme les joutes étaient de deux sortes, ou de guerre ou de paix, il faisait connaître son choix en frappant sur l'un des écus, celui de guerre ou celui de paix. Dans la joute de guerre, on pouvait tuer son adversaire, dans la joute de paix, l'adresse à rompre une lance donnait la victoire.
    La publicité donnée à ce tournoi, la réputation des guerriers qui devaient le tenir, avait attiré une foule immense composée de chevaliers, d'écuyers, héraults d'armes, ménestriers, trompettes, personnes de tous sexes et de toutes conditions.

    La gloire pour les chevaliers français
    Le roi de France, vêtu d'un déguisement pour n'être point reconnu, se trouvait parmi les spectateurs ; il était accompagné du sire de Garancières. On remarquait beaucoup de chevaliers étrangers, mais les plus nombreux, et de loin, étaient les Anglais, dont le plus illustre n'était autre que Jean de Hollande, le propre frère de Richard, roi d'angleterre. Il fut le premier qui sonna le cor et toucha l'écu de guerre de Boucicault. Celui-ci parut aussitôt à cheval. Les deux combattants s'avancèrent dans la lice. Ils portaient un armement lourd :le haubert ou cotte de mailles, le heaume, casque de métal et l'écu, grand bouclier de bois renforcé de plaques de fer, à quoi s'ajoutaient la lance et l'épée. Au son des trompettes, ils baissèrent leurs heaumes, empoignèrent solidement la lance et foncèrent l'un vers l'autre. Au premier choc Boucicault perça le bouclier de Jean de Hollande, qui ne fut pourtant pas blessé.
    Au deuxième coup de lance, les deux chevaliers se touchèrent mais sans se faire de mal et au troisième, ne pouvant maîtriser leurs montures, il leur fut impossible de se rapprocher.
    Jean de Hollande voulut ensuite jouter contre le sire de Sempy et dans ce but, frappa son écu de guerre. A la première course qu'il fournit contre lui, il perdit son casque et sa lance ; la deuxième course fut sans résultat et à la troisième, les cavaliers se portèrent des coups si violents qu'ils chancelèrent en même temps que leurs chevaux et qu'on vit leurs casques étinceler. Celui de Sempy tomba à terre. Jean de Hollande demanda une autre joute pour l'amour de sa dame, mais les juges du camp s'y opposèrent parce qu'il en avait déjà fourni six. Il se retira alors dans sa tente et Sempy dans la sienne, tous deux couverts de gloire.
    Ce fut alors le tour de Regnault de Roye, dont le comte Maréchal frappa l'écu de guerre. Regnault se distingua autant que ses deux autres compagnons : il enfonça sa lance, à la deuxième course, dans l'écusson de son adversaire et à la troisième, il fit voler son casque à terre.
    Pendant cette journée et celles qui suivirent, Boucicault, Sempy et Reganault combattirent tous les chevaliers et écuyers qui se présentèrent dans la lice - Anglais, Espagnols, Allemands- et remportèrent tous leurs combats.
    A l'issue du quatrième jour, les chevaliers étrangers qui avaient pris part aux joutes échangèrent avec les chevaliers français quelques compliments de courtoisie et leur firent leurs adieux.
    Le roi de France retourna, comme les jours précédents, coucher à Marquise et le lendemain il partit pour Creil où se trouvait la reine. Il y fêta, ainsi que toute la cour, les trois glorieux tenants de retour de Saint-Inglevert qui avaient passé les trente jours portés dans le cartel de défi sans avoir eu de nouveaux combats à soutenir. Tel est le récit relaté dans la chronique.

    André VERLEY

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    La Semaine dans le Boulonnais

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  • Preferred Citation: Hedeman, Anne D. The Royal Image: Illustrations of the Grandes Chroniques de France, 1274-1422. Berkeley:  University of California Press,  c1991 1991. http://ark.cdlib.org/ark:/13030/ft8k4008jd/


     
       
    Notes
       

    Chapter Seven— The Third Stage of Execution (after 1379)

    1. For the text of the third stage of Charles V's Grandes Chroniques , see Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:180-360. For a discussion of these events, see Cazelles, Société politique . . . Jean le Bon et Charles V; Calmette, Charles V; and Delachenal, Histoire de Charles V , vol. 5.

    2. The text in this section of the Grandes Chroniques is so detailed that subsequent copies of the chronicle contain an abridged version, omitting from the description of the emperor's visit chapters 62-65, the second half of 66, and 67-79 of the life of Charles V. They also omit chapter 89, the transcription of the testimony of Jacques la Rue, who confessed to an attempt to poison Charles V. Delachenal notes some, but not all, of these textual omissions. Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:239, 289.

    3. For a discussion of the importance of homage to the Capetian and Valois kings, see Michel Gavrilovitch, Étude sur la traité de Paris de 1259 entre Louis IX, roi de France, et Henri III, roi d'Angleterre , Bibliothèque de l'École des Hautes-Études, 125 fasc. (Paris, 1899), 49-53; and Eugène Déprez, Les préliminaires de la Guerre de Cent Ans: La papauté, la France et l'Angleterre 1328-1342 , Bibliothèque des Écoles français d'Athènes et de Rome, fasc. 86 (Paris, 1902), 1-82; Georges Cuttino, English Medieval Diplomacy (Bloomington, 1985); Pierre Chaplais, "Le duché-pairie de Guyenne: L'hommage et les services féodaux de 1259 à 1303," Annales du midi 69 (1957): 5-38; and idem, "Le duché-pairie de Guyenne: L'hommage et les services féodaux de 1303 à 1337," Annales du midi 70 (1958): 135-60.

    4. Joinville, Vie de Saint Louis , quoted by Gavrilovitch, Étude , 49.

    5. Chaplais, "1259 à 1303"; idem, "1303 à 1377". The homage before Philip IV is the most common representation of this ceremony in copies of the Grandes Chroniques . It occurs in 31 of the illuminated copies that I consulted. To my knowledge, no other manuscript pictures Henry III's homage before Saint Louis. Only two other royal manuscripts (B.N. fr. 10135 and B.L. Royal 20 C VII) include the homage of Edward III before Philip of Valois as the miniature for chapter 6 of Philip of Valois's life. In addition a small group of manuscripts with related iconography (B.N. fr. 2606; B.L. Add. 15269; Oxford, Douce 217; and Guildhall 244) begin the life of Philip of Valois with a scene of homage. The moment of the ceremony chosen in these images of homage varies, ranging from the osculum , or kiss; to variants of the immixtio manuum; to transitional movements (for instance, advancing toward the king, extending a hand, or beginning to kneel). As we shall see, some of these pictures are comparable to the smaller images of homage appearing in the lives of Saint Louis and Philip of Valois in Charles V's Grandes Chroniques , but none are as detailed as the two-column miniature in Charles V's manuscript.

    6. For a discussion of Philip of Valois's summons to the English king, see Chaplais, "1303 à 1337," 159.

    7. Paris, ed., Grandes Chroniques , 6:192-93; Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 3:xi; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Thomas, "La visite," 88.

    8. For the full text of the added treaty, see Viard, ed., Grandes Chroniques , 7:208-16.

    9. For the text of the letter from Edward III to Philip of Valois, see Viard, ed., Grandes Chroniques , 9:101-4.

    10. "Adonc fist le roy d'Angleterre hommage au roy de France, en la forme et manière que contenu est en la chartre seellée du seel du roy d'Angleterre dont la teneur s'ensuit." Ibid., 101. break

    11. "Comment le roy d'Angleterre se mist en mer pour venir en la cité d'Amiens ou le Roy d'Angleterre dessus dit devoit faire hommage au roy de France de la duchié d'Aquitaine et de la conté de Pontieu comme homme du roy de France." Ibid., 99. The portion of the rubric that I have italicized was crossed out in red in the manuscript and is omitted from the critical edition.

    9. For the text of the letter from Edward III to Philip of Valois, see Viard, ed., Grandes Chroniques , 9:101-4.

    10. "Adonc fist le roy d'Angleterre hommage au roy de France, en la forme et manière que contenu est en la chartre seellée du seel du roy d'Angleterre dont la teneur s'ensuit." Ibid., 101. break

    11. "Comment le roy d'Angleterre se mist en mer pour venir en la cité d'Amiens ou le Roy d'Angleterre dessus dit devoit faire hommage au roy de France de la duchié d'Aquitaine et de la conté de Pontieu comme homme du roy de France." Ibid., 99. The portion of the rubric that I have italicized was crossed out in red in the manuscript and is omitted from the critical edition.

    9. For the text of the letter from Edward III to Philip of Valois, see Viard, ed., Grandes Chroniques , 9:101-4.

    10. "Adonc fist le roy d'Angleterre hommage au roy de France, en la forme et manière que contenu est en la chartre seellée du seel du roy d'Angleterre dont la teneur s'ensuit." Ibid., 101. break

    11. "Comment le roy d'Angleterre se mist en mer pour venir en la cité d'Amiens ou le Roy d'Angleterre dessus dit devoit faire hommage au roy de France de la duchié d'Aquitaine et de la conté de Pontieu comme homme du roy de France." Ibid., 99. The portion of the rubric that I have italicized was crossed out in red in the manuscript and is omitted from the critical edition.

    12. Le Goff has studied the ritual of homage from an anthropological perspective, and although he points out that no medieval documents interpret the role of homage symbolically, he isolates components of the ritual: the homage (a verbal expression of willingness to serve and the immixtio manuum ), the fealty (an oath), and the investiture of the fief (the presentation by the lord to the vassal of a symbolic object). He analyzes the immixtio manuum, osculum , and investiture in terms of the relationship that they embody between lord and vassal. He concludes that the immixtio manuum creates an unequal relationship between lord and vassal, the osculum makes them equal, and the investiture involves the lord and vassal in a reciprocal arrangement. See Jacques le Goff, "The Symbolic Ritual of Vassalage," in Time, Work, and Culture in the Middle Ages , trans. Arthur Goldhammer (Chicago, 1980), 237-87.

    13. Several of the detached drawings in Gaignières's copy (B.N. fr. 20082) are reproduced by Sherman, Portraits , pls. 28-30.

    14. The English arms ( three gold leopards passant on a red ground ) include leopards without crowns in every other copy of the Grandes Chroniques that illustrates arms. The traditional English heraldry also appears in Charles V's book in the illustration of the Great Feast, the only miniature besides the pictures of homage to include the English arms.

    15. The ceremony of liege homage described by the letter of 1331 can be contrasted with a letter of 1329, describing the simple homage actually performed at Amiens in 1329, reproduced in Rymer and Sanderson, comps., Foedera , 2, pt. 2:765.

    16. "Et me samble que li rois Edouwars d'Engleterre fist adonc hommage, de bouce et de parolle tant seulement, sans les mains mettre entre les mains dou roi de France, ou prince ou prelat deputé de par lui." Jean Froissart, Chronique de Froissart , ed. Simeon Luce (Paris, 1869), 1, pt. 2:95.

    17. "Car jà murmuroient li pluiseur en Engleterre que leurs sires estoit plus proçains de l'iretage de France que li rois Phelippes." Ibid., 97.

    Recent research by Palmer has made interpretation of these passages and analysis of Froissart's work as a whole more difficult. Palmer demonstrates that all existing manuscripts of Froissart's chronicle contain references to historical events that date their composition to the 1390s at the earliest. In addition, he shows that no purely first or second editions of the text exist; each manuscript contains a mixture of what may originally have been first and second redactions. Until further research is accomplished, we will not know with certainty whether the passage on homage was present in the earliest redaction, presumably identical to that given to the English queen in 1361. It is likely that this passage was part of the original version. The text on homage appears in each version of the chronicle except the Amiens manuscript (which Palmer has shown was edited to be pro-French and whose authenticity as a work of Froissart's needs further exploration). The version in the manuscript in Amiens states simply that Edward paid homage: "Et fist là li roys d'Engleterre hommage au roy de Franche de la conté de Ponthieu qu'il tenoit, et de la terre de Gascoingne de tout ce qu'il en appertenoit au roy."

    See J[ohn] J[oseph] N[orman] Palmer, "Book I (1325-78) and its Sources," in Froissart: Historian , ed. J.J.N. Palmer (Totowa, N.J., 1981), 7-24; and, for the text of the version of the chronicle in Amiens, Baron J.B.M.C. Kervyn de Lettenhove, OEvres * de Froissart (1876; reprint Osnabruck, 1967), 2:231.

    16. "Et me samble que li rois Edouwars d'Engleterre fist adonc hommage, de bouce et de parolle tant seulement, sans les mains mettre entre les mains dou roi de France, ou prince ou prelat deputé de par lui." Jean Froissart, Chronique de Froissart , ed. Simeon Luce (Paris, 1869), 1, pt. 2:95.

    17. "Car jà murmuroient li pluiseur en Engleterre que leurs sires estoit plus proçains de l'iretage de France que li rois Phelippes." Ibid., 97.

    Recent research by Palmer has made interpretation of these passages and analysis of Froissart's work as a whole more difficult. Palmer demonstrates that all existing manuscripts of Froissart's chronicle contain references to historical events that date their composition to the 1390s at the earliest. In addition, he shows that no purely first or second editions of the text exist; each manuscript contains a mixture of what may originally have been first and second redactions. Until further research is accomplished, we will not know with certainty whether the passage on homage was present in the earliest redaction, presumably identical to that given to the English queen in 1361. It is likely that this passage was part of the original version. The text on homage appears in each version of the chronicle except the Amiens manuscript (which Palmer has shown was edited to be pro-French and whose authenticity as a work of Froissart's needs further exploration). The version in the manuscript in Amiens states simply that Edward paid homage: "Et fist là li roys d'Engleterre hommage au roy de Franche de la conté de Ponthieu qu'il tenoit, et de la terre de Gascoingne de tout ce qu'il en appertenoit au roy."

    See J[ohn] J[oseph] N[orman] Palmer, "Book I (1325-78) and its Sources," in Froissart: Historian , ed. J.J.N. Palmer (Totowa, N.J., 1981), 7-24; and, for the text of the version of the chronicle in Amiens, Baron J.B.M.C. Kervyn de Lettenhove, OEvres * de Froissart (1876; reprint Osnabruck, 1967), 2:231.

    18. Palmer, "Book I," xviii. For the chronicle of Jean le Bel, see le Bel, Chronique . break

    19. For a full transcription of the description of Charles V's speech and an outline of its relationship to marginal annotations and to substituted texts and miniatures, see Hedeman, "Valois Legitimacy," 116-17.

    20. "Et encores detient en tres grant contempt et mesprisement du Roy et de sa souveraineté, et en actemptant et entreprenant contre ycelles souverainetez." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:99.

    21. "Nota qu'il les fist mourir."

    22. "Les fist prendre et murtrier mauvaisement, contre Dieu et justice, et en offense du Roy et du royaume de France." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:254.

    23. Viard, ed., Grandes Chroniques , 9:71-72.

    24. The group of courtly manuscripts that copy Charles V's chronicle does not even include a miniature for the beginning of the life of Philip of Valois. This group raises the question of whether Charles V's Grandes Chroniques had a miniature before this new leaf was substituted. For this group of closely related manuscripts, see Chapter 8 in this book.

    25. Charles V's Grandes Chroniques alone includes as the first chapter's heading, "Le premier chapitre. Comment Philippe conte de Valois ot le gouvernement du royaume et de son courronnement." More frequently, the first chapter's rubric is "Le premier chapitre parle des questions auquel devoit estre commis le gouvernement du royaume." The latter rubric was omitted from the critical editions of Delachenal and Paris.

    No surviving manuscripts predate Charles V's Grandes Chroniques and end with the life of Philip of Valois. Nevertheless, several later manuscripts contain evidence for the existence of a version of the Grandes Chroniques terminating with the life of Philip of Valois. Both B.N. fr. 17270 and B.N. fr. 10135 close in 1350, and B.N. fr. 20350, though continuing through the life of Charles V to the coronation of Charles VI, ends the life of Philip of Valois with the rubric, "Ci fenissent les croniques de France." See Spiegel, Chronicle Tradition , 122.

    26. The fourth insert comprises a full-page frontispiece with six scenes, a short prefatory paragraph, and an author portrait of a monk. For the text, see Viard, ed., Grandes Chroniques , 7:25.

    27. For Philip of Valois's and John the Good's use of Saint Louis, see text pages 63-68.

    28. Sherman, "The Queen," 257 n. 5.

    29. Charles may have been spurred to commission this group of tombs by his father. In his testament, made when he was dying in London in 1364, John the Good ordered that he be buried in Saint-Denis: "Nous ordenons et elisons nostre sépulture en l'église de Mons. Saint Denis en France au lieu et place ou noz devanciers Roys de France l'ont acoustumé à estre." For this, see Germain Bapst, Testament du roi Jean le Bon et inventaire de ses joyaux (Paris, 1884), 14.

    30. See Delachenal, Histoire de Charles V , 4:532. For the question of the age of Saint Louis at his majority, see Olivier-Martin, Études sur les régences , 78.

    31. Delachenal, Histoire de Charles V , 4:533. Delachenal loosely translates the Latin passage dealing with Saint Louis as follows:

    C'est en traits indélébiles, dit le Roi, que reste gravé dans notre coeur * l'exemple de notre saint aïeul et prédécesseur, notre patron, notre défenseur et notre special seigneur, le bienheureux Louis, fleur, honneur, lumière, et miroir, non seulement de la race royale, mais de tous les français, dont la mémoire est en benediction et vivra à jamais de cet homme qui, par une protection divine, n'a été touché par la contagion d'aucune faute mortelle et a gouverné de façon si exemplaire son royaume et l'état que ses actes, objet de l'admiration du monde tant que le soleil suivra sa route dans le ciel, doivent inspirer notre conduite et celle de nos successors, de façon que sa vie soit pour nous un constant enseignement. break

    Descent from Saint Louis remained a popular theme in Valois programs throughout the reigns of the last Valois kings at the end of the fifteenth century. During this late period it found expression in public celebrations rather than chronicle illustration or political treatises. For example, tableaux vivants in royal entries often depicted a royal version of the tree of Jesse, with Saint Louis as originator of the line. For studies of royal entries, see Bernard Guenée and Françoise Lehoux, Les entrées royales françaises de 1328 à 1515 (Paris, 1968); and Lawrence Bryant, The King and the City in the Parisian Royal Entry Ceremony: Politics, Ritual, and Art in the Renaissance , Travaux d'Humanisme et Renaissance, no. 216 (Geneva, 1986). For a discussion of the popularity of Saint Louis in the late fifteenth century, see Hindman and Spiegel, "Fleur-de-lis Frontispiece," 381-407.

    32. Written early in the fourteenth century, Saint-Pathus's text focuses exclusively on the youth and charitable acts of Saint Louis as pictured in the frontispiece. The eleventh chapter discusses his charity toward the poor and the sick and his care for the dead and cites among other examples Saint Louis's custom of washing the feet of several poor monks each Saturday, his kindness toward the leper monk of Royaumont, and his burial of the decomposed bodies at Sidon. Chapter 14 describes Louis's penitence and cites as one instance his submission to scourging by his confessor. The Vie de Saint Louis by Guillaume de Saint-Pathus established the order of the pictures in the frontispiece. See Saint-Pathus, Vie de Saint Louis , 80, 94-95, 99-102, 122-23. The illustrations of Saint Louis's care for the leper of Royaumont, Saint Louis washing the feet of the poor, the burial of the Crusaders' bones at Sidon, and Saint Louis's submission to scourging by his confessor are identical in iconography to many Capetian images. The iconography of the miniature depicting the education of Saint Louis, to be discussed below, is not as close. For these Capetian commissions see Chapter 1, note 9. The Vie de Saint Louis does not describe the birth of Louis IX. To my knowledge, no other commission based on Saint-Pathus's text illustrates this scene.

    33. Sherman, "The Queen," 262, 291-93.

    34. Cf. B.N. fr. 20350, fols. 412v and 487; and B.L. Sloane 2433, vol. C, fols. 128v and 137, which represent the baptisms of the dauphin and of Louis, duke of Orléans, in identical fashion. See also B.L. Royal 20 C VII, fols. 172 and 189, which leave a blank for the baptism of Charles VI and include an image of the nativity of Louis, duke of Orléans. To my knowledge the only manuscript that illustrates the baptism of Charles VI and does not include an illustration of his brother's birth or baptism is B.N. fr. 2608, a manuscript based on Charles V's, whose arms suggest that it belonged to Charles VI before passing into the collection of John, duke of Berry, who signed it.

    35. For a description of this manuscript from Charles V's library, see Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 81; and Thomas, "L'iconographie," 209-31.

    36. The issue of the proper education of a prince, important to Charles V, was the subject of literary discussion during his son's reign. Philip de Mézières, appointed tutor to the dauphin by Charles V, expressed his own views on the education of princes in a book, Le songe du vieil pelerin , addressed to the young Charles VI in the 1390s. It stresses the importance of education as one of many themes and cites Louis IX and Charles V as two kings who took an active role in educating themselves and their children. A second text to laud Charles V is Christine de Pizan's Le livre des fais et bonnes meurs du sage roi Charles V , commissioned by Charles's brother Philip the Bold of Burgundy in 1404. This eulogistic biography puts great stress on the king's intellectual accomplishments and his good government. Numerous books, sermons, and letters written by members of the court and university community during the last portion of the fourteenth century and the early fifteenth century focus, as do Philip de Mézières's and Christine de Pizan's works, on the important problem of a prince's education. For discussion of these texts and of the ideal education for a prince in the late fourteenth and early fifteenth centuries, and for reference to the influence of the models of Saint Louis and Charles V, see Krynen, Idéal du prince , continue

    230; and Delachenal, Histoire de Charles V , 5:59-62. For the text, see Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:193-277.

    37. The subcycle dealing with the emperor's visit has been discussed by Thomas, "La visite"; Sherman, Portraits , 42; Krynen, Idéal du prince , 230; and Delachenal, Histoire de Charles V , 5:59-62. For the text, see Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:193-277.

    38. "Et, pour ce que de coustume l'Empereur dit la VII e leçon à matines, revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu advisé par les gens du Roy que, ou royaume, ne le pourroit il faire, ne souffert ne li seroit." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:199.

    39. For these illustrations of the imperial ceremony, see ibid., 4:pls. xxxii-xxxiii.

    40. Reproduced in ibid., pls. xxxv, xxxvi, xxxviii.

    41. For the text describing the entry of the emperor, see ibid., 210-19. Sherman, Portraits , 43 n. 3, was the first to discuss the crown as an extratextual detail.

    42. "Et ainsi alerent sanz grant presse . . . jusques au hault dayz de la table de marbre, et fu l'ordenance et l'asiette tele comme il s'ensuit, et comme il est figuré en l'ystoire, ci après pourtraite et ymaginée." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:235-36. For the full text of the chapter, see ibid., 236-44.

    For previous discussions of this miniature, see Laura Hibbard Loomis, "Secular Dramatics in the Royal Palace, Paris, 1378, 1389 and Chaucer's 'Tregetoures,'" Speculum 33 (1958): 242-55; David A. Bullough, "Games People Played: Drama and Ritual as Propaganda in Medieval Europe," Transactions of the Royal Historical Society , 24 (1974): 97-122; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Avril, Manuscript Painting at the Court of France , 104.

    38. "Et, pour ce que de coustume l'Empereur dit la VII e leçon à matines, revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu advisé par les gens du Roy que, ou royaume, ne le pourroit il faire, ne souffert ne li seroit." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:199.

    39. For these illustrations of the imperial ceremony, see ibid., 4:pls. xxxii-xxxiii.

    40. Reproduced in ibid., pls. xxxv, xxxvi, xxxviii.

    41. For the text describing the entry of the emperor, see ibid., 210-19. Sherman, Portraits , 43 n. 3, was the first to discuss the crown as an extratextual detail.

    42. "Et ainsi alerent sanz grant presse . . . jusques au hault dayz de la table de marbre, et fu l'ordenance et l'asiette tele comme il s'ensuit, et comme il est figuré en l'ystoire, ci après pourtraite et ymaginée." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:235-36. For the full text of the chapter, see ibid., 236-44.

    For previous discussions of this miniature, see Laura Hibbard Loomis, "Secular Dramatics in the Royal Palace, Paris, 1378, 1389 and Chaucer's 'Tregetoures,'" Speculum 33 (1958): 242-55; David A. Bullough, "Games People Played: Drama and Ritual as Propaganda in Medieval Europe," Transactions of the Royal Historical Society , 24 (1974): 97-122; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Avril, Manuscript Painting at the Court of France , 104.

    38. "Et, pour ce que de coustume l'Empereur dit la VII e leçon à matines, revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu advisé par les gens du Roy que, ou royaume, ne le pourroit il faire, ne souffert ne li seroit." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:199.

    39. For these illustrations of the imperial ceremony, see ibid., 4:pls. xxxii-xxxiii.

    40. Reproduced in ibid., pls. xxxv, xxxvi, xxxviii.

    41. For the text describing the entry of the emperor, see ibid., 210-19. Sherman, Portraits , 43 n. 3, was the first to discuss the crown as an extratextual detail.

    42. "Et ainsi alerent sanz grant presse . . . jusques au hault dayz de la table de marbre, et fu l'ordenance et l'asiette tele comme il s'ensuit, et comme il est figuré en l'ystoire, ci après pourtraite et ymaginée." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:235-36. For the full text of the chapter, see ibid., 236-44.

    For previous discussions of this miniature, see Laura Hibbard Loomis, "Secular Dramatics in the Royal Palace, Paris, 1378, 1389 and Chaucer's 'Tregetoures,'" Speculum 33 (1958): 242-55; David A. Bullough, "Games People Played: Drama and Ritual as Propaganda in Medieval Europe," Transactions of the Royal Historical Society , 24 (1974): 97-122; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Avril, Manuscript Painting at the Court of France , 104.

    38. "Et, pour ce que de coustume l'Empereur dit la VII e leçon à matines, revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu advisé par les gens du Roy que, ou royaume, ne le pourroit il faire, ne souffert ne li seroit." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:199.

    39. For these illustrations of the imperial ceremony, see ibid., 4:pls. xxxii-xxxiii.

    40. Reproduced in ibid., pls. xxxv, xxxvi, xxxviii.

    41. For the text describing the entry of the emperor, see ibid., 210-19. Sherman, Portraits , 43 n. 3, was the first to discuss the crown as an extratextual detail.

    42. "Et ainsi alerent sanz grant presse . . . jusques au hault dayz de la table de marbre, et fu l'ordenance et l'asiette tele comme il s'ensuit, et comme il est figuré en l'ystoire, ci après pourtraite et ymaginée." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:235-36. For the full text of the chapter, see ibid., 236-44.

    For previous discussions of this miniature, see Laura Hibbard Loomis, "Secular Dramatics in the Royal Palace, Paris, 1378, 1389 and Chaucer's 'Tregetoures,'" Speculum 33 (1958): 242-55; David A. Bullough, "Games People Played: Drama and Ritual as Propaganda in Medieval Europe," Transactions of the Royal Historical Society , 24 (1974): 97-122; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Avril, Manuscript Painting at the Court of France , 104.

    38. "Et, pour ce que de coustume l'Empereur dit la VII e leçon à matines, revestus de ses habiz et enseignes imperiaulz, il fu advisé par les gens du Roy que, ou royaume, ne le pourroit il faire, ne souffert ne li seroit." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:199.

    39. For these illustrations of the imperial ceremony, see ibid., 4:pls. xxxii-xxxiii.

    40. Reproduced in ibid., pls. xxxv, xxxvi, xxxviii.

    41. For the text describing the entry of the emperor, see ibid., 210-19. Sherman, Portraits , 43 n. 3, was the first to discuss the crown as an extratextual detail.

    42. "Et ainsi alerent sanz grant presse . . . jusques au hault dayz de la table de marbre, et fu l'ordenance et l'asiette tele comme il s'ensuit, et comme il est figuré en l'ystoire, ci après pourtraite et ymaginée." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:235-36. For the full text of the chapter, see ibid., 236-44.

    For previous discussions of this miniature, see Laura Hibbard Loomis, "Secular Dramatics in the Royal Palace, Paris, 1378, 1389 and Chaucer's 'Tregetoures,'" Speculum 33 (1958): 242-55; David A. Bullough, "Games People Played: Drama and Ritual as Propaganda in Medieval Europe," Transactions of the Royal Historical Society , 24 (1974): 97-122; Paris, Bibliothèque Nationale, Librairie , 112; and Avril, Manuscript Painting at the Court of France , 104.

    43. For an account of Godfrey of Bouillon, see John Andressohn, The Ancestry and Life of Godfrey of Bouillon (1947; reprint Freeport, 1972); Jacques A. S. Collin de Plancy, Godefroid de Bouillon, croniques et légendes du temps des deux premières croisades 1095-1180 (Brussels, 1842); idem, La chronique de Godefroid de Bouillon (Paris, 1853).

    44. See Charles W. David, Robert Curthose, Duke of Normandy (Cambridge, Mass., 1920), for a description of Robert of Normandy's role in the First Crusade.

    Fourteenth-century accounts of the capture of Jerusalem do not describe the English king as being (or having been) present. For instance, a manuscript of the Roman de Godefroi de Bouillon dated 1337 that compiles the first and second cycles of the crusades (B.N. fr. 22495) specifies who was with Godfrey: "asses tost empres le duc entrent eu li cuens de flandres, li ducs de normandie, Tancred le vailla[n]s, hue li cuens de saint-paul, bauduin de borc, Gascel de bediers & mainte autre bon chevalier que l'en ne peust pas toz nommer" (fol. 70). For this manuscript, see Paris, Grand Palais, Les fastes du gothique , 410, no. 350.

    45. The English king's presence was noted as anachronistic by Loomis, "Secular Dramatics," 251. However, she viewed the inclusion of the English king, whom she identified as Richard the Lionheart from the Third Crusade, as a mistake occasioned by the influence of "a familiar representation of the Pas Saladin ." I believe that the fidelity with which extratextual detail is presented in this manuscript makes her interpretation unlikely. Loomis's own observation (based on a comparison of the description of the play in 1378 with a description of a play of the Pas Saladin [1389] in Froissart's chronicle) that the same set may have been used in both plays supports an interpretation of the details in the miniature as realistic.

    46. "Et fist le roy faire à propos ceste histoire, que il lui sembloit que devant plus grans en la Chrestienté ne povoit on ramentevoir, ne donner exemple, de plus notable fait, ne à gens qui mieulx peussent, deussent et feussent tenus tele chose faire et entreprendre, ou service de Dieu." Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:238-40; cited in Bullough, "Games," 100.

    47. For a discussion of the attitudes of Charles V and Edward III to crusading, see Christopher Tyerman, England and the Crusades 1095-1588 (Chicago, 1988), 288-94.

    48. See text pages 107-109. break

    49. Other anachronisms—the use of the arms of Jerusalem, which were not yet extant at the time of the First Crusade, and the representation of a crowned Godfrey before he had captured the city and been crowned—might be caused by a need to identify Godfrey with an attribute of kingship (a crown) and reference to his domain (Jerusalem).

    50. For the speech given by Charles before the emperor, see text pages 121-22.

    51. The county of Auvergne was made a "duché-pairie" and given to John of Berry in 1360, and Philip the Bold, duke of Burgundy became count of Flanders when he married Margaret of Flanders in 1369. For these, see Raoul de Warren, "Les pairs de France sous l'ancien régime," Les cahiers nobles 15 (1958): nos. 5, 28. For the role of the dukes of Berry and Burgundy in the protocol of the state visit see Delachenal, ed., Grandes Chroniques , 2:203-4 (they head the delegation sent to greet the emperor when he arrives on French soil), 221 (they are in a privileged position in the state entry into Paris), 236-37 (they are among those who sit with the dauphin at the state dinner), and 193-274 passim .


       
    Notes
       
     

    Preferred Citation: Hedeman, Anne D. The Royal Image: Illustrations of the Grandes Chroniques de France, 1274-1422. Berkeley:  University of California Press,  c1991 1991. http://ark.cdlib.org/ark:/13030/ft8k4008jd/



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    Chevauchée d’Édouard III en 1346 (1/3)

     

    La Chevauchée d’Edouard III de 1346, qui commence le 2 juillet 1346, par l’embarquement des troupes anglaises et se termine par le début du siège de Calais 4 septembre 1346 est un raid dévastateur du roi d’Angleterre sur le sol français. Cette expédition touche la Normandie, le Vexin, le Beauvaisis, le Vimeu, le Ponthieu, le Boulonnais et le Calaisis qui sont dévastés.
    On peut toutefois considérer que cette expédition se termine réellement le 12 octobre 1347 par l’arrivée victorieuse du roi d’Angleterre à Sandwich après la capitulation de Calais le 3 août 1347.

     

    Sommaire:
    1. Le contexte
    2. Préambule au débarquement
    3. Les forces anglaises
    4. Le débarquement
    5. La Normandie mise à sac
    6. Le passage de la Seine
    7. Entre la Seine et la Somme
    8. Le passage de la Somme
    9. Bataille du gué de Blanquetaque
    10. Bataille de Crécy
    11. Entre Crécy et Calais
    12. Siège de Calais
    13. Capitulation de Calais
    14. Bilan
    15. Voir aussi
    16. Notes, sources et références

    Chevauchée d’Edouard III
    Informations générales
    Date 2 juillet 1346
    26 août 1346
    4 septembre 1346
    3 août 1347
    12 octobre 1347
    Lieu Normandie, Vexin, Beauvaisis, Amienois, Calaisis
    Issue Victoire anglaise décisive
    Belligérants
    France Angleterre
    Commandants
    Philippe VI Édouard III
    Le Prince Noir
    Forces en présence
    24 000 à 100 000 hommes 7 000 à 19 500 hommes
    Guerre de Cent Ans
    Batailles
    Chevauchées

    Chevauchée de 1346


    Arnemuiden (navale)L’Écluse (navale)CrécyCalais


    Guerre anglo-écossaiseNeville's Cross


    JacquerieGrande JacquerieMeauxRévolte des TuchinsRévolte paysanne anglaise


    Guerre de Succession de BretagneLa Roche-DerrienCombat des TrenteMauronAuray


    WinchelseaPoitiersCocherel


    Première guerre civile de CastilleNájeraMontiel


    PontvallainLa RochelleRoosebeke


    Guerre civile entre Armagnacs et BourguignonsRévolte des Cabochiens


    AzincourtRouenBaugéCravantBrossinièreVerneuilJournée des HarengsGerberoy


    Campagne de Jeanne d'ArcOrléansJargeauMeung-sur-LoirePatayMontépilloyCompiègne


    Campagne de Bretagne et de Normandie en 1448-1449FougèresFormigny


    Campagne de GuyenneCastillon

    1. Le contexte

    Le roi de France, Charles-le-Bel, étant mort, en 1328, sans enfants mâles, Edouard III d’Angleterre, neveu de ce roi par sa mère Isabelle de France, prétendit que la couronne de France lui appartenait.

    Philippe de Valois, plus éloigné d'un degré, mais parent du côté paternel, l'emporta au jugement des pairs.

    Il monta sur le trône et somma son rival de venir lui rendre hommage pour la Guyenne et le comté de Ponthieu.

    Edouard résista, mais craignant de perdre ses immenses domaines en France, il fut contraint de remplir son devoir de vassal. Il se rendit, avec une suite nombreuse, le 6 juin 1329 à la cathédrale d'Amiens rendre hommage à Philippe VI de France. Cette démarche humiliante excita un ressentiment profond, et il ne tarda pas à en tirer vengeance.

    Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le début de la guerre de Cent Ans.

    Lors de La première campagne d'Édouard III en 1339, il bataille d'abord sur le Ponthieu où il obtint quelques succès, puis fait le siège de Cambrai.

    En 1340, après avoir tenu sa cour à Gand et pris le titre de « roi d'Angleterre et de France », Édouard III engage la seconde campagne sur terre et sur mer. Elle se solde, en juin 1340, par la défaite française lors de la bataille navale de l'Écluse. Ensuite la guerre se prolonge sans rien produire de décisif, jusqu'à la conclusion de la trêve d'Esplechin le 25 septembre 1340.

    La trêve expire le 24 juin 1342 lorsqu’Edouard III apprend que Philippe VI se dispose à confisquer le Ponthieu. Il y envoie de nouvelles troupes, mais il est trop tard, les Abbevillois, ruinés par les impôts que les Anglais levaient sur eux, et fatigués de leurs vexations, venaient de s'armer et de chasser leurs oppresseurs.

    En septembre 1345, le roi de France, Philippe VI, se met en marche pour soutenir les révoltés et reconquiert toute la province à la fin de l’année.

    2. Préambule au débarquement

    Robert VIII Bertrand de Bricquebec ayant obtenu pour son fils, Guillaume Bertrand [1] , la main de Jeanne Bacon, riche héritière normande [2] , Geoffroy d’Harcourt sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte, second prétendant à ce mariage, s'engagea, début 1342, par vengeance dans une guerre privée contre son rival. Le roi intervient alors contre Geoffroy d’Harcourt en ordonne la saisie de ses biens et l’exile le 19 juillet 1343.

    Celui-ci se réfugia en Angleterre, où il reconnu, 13 juin 1345, Edouard comme roi de France.

    Durant l’hiver 1345-1346, Édouard III décide d’entreprendre une campagne afin de débarquer en Guyenne pour faire lever le siège d'Aiguillon, commencé septembre-octobre 1345 par le duc Jean de Normandie. La ville était défendue par Jean de Norwich, le comte de Derby , le comte de Pembroke Lawrence Hastings, Gauthier de Mauny et des capitaines anglais très expérimentés disposant d’une garnison de 1 500 hommes d’armes [3] . Quatre assauts par quatre corps de troupes différents furent successivement donnés et énergiquement repoussés. Il fallut faire venir de Toulouse l’artillerie nécessaire et le siège traîna en longueur; au mois d’août, les Français étaient encore devant Aiguillon.

    3. Les forces anglaises

    Le nombre d'Anglais débarqué en France n'est pas facile à déterminer. Jean Froissart cite :

    soit 32 000 hommes.

    Mais les historiens modernes estiment que le chroniqueur surrévalue l'importance de l'armée anglaise. L'estimation se situe entre 7000-10000 chez Jonathan Sumption et 19500 chez Wrottesley [4] .


    Chevauchées de la 1re phase de la guerre de cent ans. Principales batailles de la 1ère phase de la guerre

    Chevauchée d'Édouard III en 1339

    Itinéraire de l'armée d'Édouard III en 1346

    Chevauchée du Prince noir en Languedoc en 1355

    Chevauchée de Lancastre en 1356

    Itinéraire du Prince noir en 1356

    Chevauchée d'Édouard III en 1359-60

    4. Le débarquement

    = Troupes Anglaises de Édouard III d'Angleterre = Troupes Françaises de Philippe VI de France

    • Du 21 juin au 1er juillet 1346 :
      • le roi d'Angleterre réunit plus d’un millier de navires [5] dans les rades de Portsmouth et de Southampton.
    • 2 juillet :
      • Il hisse les voiles pour la Guyenne.
        Des vents contraires rejetant la flotte sur la Cornouaille, il met à l’abri son armada dans les ports environnant pendant 1 semaine puis la réunie à nouveau.
        Sur les conseils du traitre Geoffroy d’Harcourt, qui pensait qu’un soulèvement d'une partie de la noblesse normande dans le Cotentin était possible, [6] Jean Froissart rapporte les paroles de Geoffroy d’Harcourt : « Sire, le pays de Normandie est l’un des plus gras du monde. Je vous promets, sur l’abandon de ma tête, que si vous arrivez là, vous prendrez terre à votre volonté. Nul ne viendra au-devant de vous car toute la fleur de la chevalerie est actuellement au siège d’Aiguillon avec le Duc, et vous trouverez en Normandie de grosses villes et bastides qui ne sont point fermées, où vos gens auront si grands profits qu’ils en vaudront mieux vingt ans après. Vous pourrez faire suivre vos navires jusque près de Caen… »
    • 11 juillet 1346 :
    • Mercredi 12 juillet 1346 :
      • La baie n’étant pas fortifiée [7] , Edouard III d'Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. Les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,
      • Les Anglais sont toutefois assailli par Robert VIII Bertrand de Bricquebec, surnommé le Chevalier au Vert Lion, et son fils ainé Robert Bertrand IX, qui avec 300 hommes, tentent en vain d’empêcher l'armée anglaise de débarquer à Saint-Vaast-la-Hougue. Robert fut blessé ainsi que son fils et durent se retirer avec seulement 30 survivants de leur troupe.
    • 12 au 18 juillet :
      • La prise de Barfleur permet aux 25 000 soldats restant de débarquer, avec l’intendance [8] . Le débarquement terminé, la ville est totalement ravagée.
        Pendant ce temps, dans l’église de Quettehou, Edouard III arme chevalier son fils aîné le prince de Galles, dit le Prince Noir, nomma maréchaux Geoffroy d’Harcourt et le comte de Warvich Thomas Beauchamp, et connétable le comte d’Arondel. Quettehou fut ensuite dévasté.
        Une autre partie des forces, celles sous le commandement de Geoffroy d’Harcourt débarque dans la baie des Veys et détruisent tous les châteaux de la région d'Isigny car ils appartenaient à la famille de Briquebec. Le château l'Hermerel situé à Géfosse-Fontenay fut totalement détruit.
        Dans le hameau de La Peinterie situé à Morsalines, avant tout bruler, le roi fit séparer sont armée en 3 batailles (corps) plus la marine :
      • 1ère bataille : sur le coté gauche, chargé de suivre la marine
      • 2e bataille : au centre, avec le roi et le prince, au milieu des terres avec 19 000 soldats (3 000 hommes d’armes, 6 000 archers et 10 000 sergents à pied)
      • 3e bataille : sur le coté droit
      • La marine, avec 100 hommes d’armes et 400 archers, commandée par le comte de Hostidonne, devait prendre toutes les nefs, petites où grandes, qu’ils trouveraient et les emmener avec eux.
        Cette « tactique » fut employée, afin de ratisser très large et afin de jeter une terreur plus grande dans le pays, permettant aux soldats de piller, dévaster et brûler toutes les places dont ils s’empareraient.
        Les villes qui ouvraient leurs portes n’étaient pas plus épargnées que celles qui résistaient.

    5. La Normandie mise à sac

    Renonçant aux règles de la chevalerie en vigueur, Edouard III pratiqua un combat basé sur la destruction et la terreur, le tout avec rapidité et efficacité.

    Le pillage, l’incendie, la torture, le viol étant une mise en condition pour faire céder les prochaines villes.


    Prise de Caen
    • 26 juillet :
      • Les troupes anglaises arrivent devant Caen, en 3 batailles, drues et serrées, semant la panique. Les gens d’armes et archers anglais chassant et tuant les habitants qui fuyaient, profitent de l’épouvante et entrent dans la ville. Le seigneur de Tancarville et 25 chevaliers réfugié au château se rendirent au seigneur Thomas Holland (1er comte de Kent) qui toucha environ 100 000 moutons [10] de rançon.Article détaillé : La rançon au Moyen Âge.
        Toutefois les caennais ayant tués, le premier jour, dans des combats de rues plus de 500 godons, le roi d’Angleterre en représailles « ordonna que lendemain on mit tout à l’épée, et la dite ville en feu et en flamme ». Mais Godefroy de Harcourt fit changer le roi d’Angleterre d’avis et les envahisseurs pillèrent la ville et les abbayes durant 3 jours.
        Draps, joyaux, vaisselle d’or et d’argent et autres prises furent transportés à Ouistreham chargés sur des navires en direction de l’Angleterre. Ces navires transportaient également 60 chevaliers, et 300 riches bourgeois prisonniers qui furent libérés par la suite contre rançons. Article détaillé : Siège de Caen (1346).
    • 29 juillet :
      • Bayeux est attaquée.
        Edouard écrit à son conseil de lui demandant d'envoyer des renforts au Crotoy.
      • Philippe décrète la mobilisation générale. Les combattants doivent se rassembler à Paris et Amiens.
    • 30 juillet :
      • La force principale de Philippe est à Vernon.
    • 31 juillet :
    • 1er août :
    • 2 août :
    • 3 août :
      • Philippe VI décide de défendre le passage de la Seine, et ordonne au duc de Normandie d’abandonner le siège d’Aiguillon et de marcher le plus rapidement possible sur Paris. Il ordonne également aux troupes stationnées à Amiens de marcher sur Paris. Des Cardinaux sont envoyés pour négocier la paix avec Philippe VI alors à Rouen.
    • 4 août :

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