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    Jean Froissart

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    Écluse, bataille  Froissart, Jean, <I>Chroniques</I>Chroniques">  Jacquerie  Marcel, Étienne  
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    Jean Froissart
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    MÉDIAS [4]
    PHOTO : Bataille de l'Écluse PHOTO : Jacquerie PHOTO : Étienne Marcel PHOTO : Jean Froissart, <I>Chroniques</I>  

    Chroniqueur et poète français (Valenciennes v.1337 – Chimay 1405 ?).<contribution id="2007595"></contribution>



    Il reçoit une formation religieuse, avant de partir en Angleterre en 1361 pour y servir Philippa de Hainaut, épouse d'Édouard III. Revenu dans sa province d'origine, il a pour protecteur Wenceslas de Brabant et, curé des Estinnes près de Mons, obtient un canonicat à Chimay. C'est ensuite Guy de Blois qui le fait travailler et il évolue davantage dans les milieux de la noblesse française, voyageant en Béarn à la cour d'Orthez, en Avignon, avant de revisiter l'Angleterre. Ces voyages lui permettent de compléter l'information dont il a besoin pour la rédaction de ses Chroniques. Utilisant diverses chroniques, des sources orales, des témoignages directs, son expérience personnelle, il fait le récit des guerres survenues depuis l'avènement d'Édouard III jusqu'à la mort de son petit-fils Richard II, entre 1325 et 1400. Les Chroniques sont divisées en 4 livres sans cesse remaniés, en fonction surtout des sympathies plus ou moins marquées de l'auteur pour l'Angleterre. Travail littéraire plus qu'historique – car il s'agit de fixer l'image de la vraie vertu, la prouesse –, même s'il s'avère un outil délicat à manier par l'historien, l'ouvrage constitue une évocation pittoresque de la vie de cour au XIVe siècle. Avant de se consacrer à la célébration des armes puis, parallèlement, à sa rédaction, Froissart avait composé des poèmes illustrant l'idéal courtois, soit dans le genre lyrique, soit dans le genre narratif, selon l'exemple de Guillaume de Machaut, son maître en poésie : le Paradis d'Amour (1361-1362), songe allégorique ; l'Horloge amoureuse (1368), allégorie du mécanisme amoureux, où l'auteur assimile l'amant à cet instrument de mesure du temps, nouveau encore pour l'époque ; l'Espinette amoureuse (1369), récit d'un premier amour, enrichi de digressions mythologiques et d'insertions lyriques, et influencé par Ovide et le Roman de la Rose. La Prison amoureuse (1371-1372) est inspirée par la composition du Voir-Dit de Guillaume de Machaut, avec ses poèmes, ses lettres en prose et sa narration en octosyllabes, mais cette consolation pour le prince Wenceslas de Brabant s'en distingue par les deux correspondants masculins et par l'insertion de deux dictiés (une histoire mythologique inventée par Froissart puis un songe de l'un des correspondants, sous le nom de Rose, qui donne son titre à l'œuvre) ; le Joli Buisson de Jeunesse (1373) est un retour à la jeunesse et une sorte d'adieu aux amours. Entre-temps, Froissart a rédigé le dernier grand roman arthurien, Meliador, dont il existe deux versions (1365 et 1380). D'une composition très lâche, celui-ci repose sur de multiples aventures entrelacées à une trame principale et des insertions lyriques dues au commanditaire, Wenceslas de Brabant. L'image de la chevalerie est idéalisée, les valeurs anciennes de courtoisie et de prouesse semblant inchangées, même si l'emporte désormais la recherche du bonheur individuel en lieu et place de la quête arthurienne d'autrefois.
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